Jeudi 9 août 2001 | World Music Festiv'alpe

World Music Contest

Un concours de musique du monde qui a pour objet de faire découvrir la musique traditionnelle de différents pays dans un esprit de fête et de fair-play. Dès le jeudi soir et sur 3 soirées, 12 formations présélectionnées se produiront à la Halle aux Epices. Un jury et vous, le public, élirez les gagnants qui se partageront un prix de CHF 4000.- offert par M. William Lingg. Les gagnants du jeudi, vendredi et samedi soir se produiront le lendemain sur la grande scène.

Château-d'Oex, Halle aux Epices, entrée libre

Vendredi 10 août 2001 | World Music Festiv'alpe
Scène de Femmes

Ekova
Sally Nyolo
Princess Erika
Abraxas
World Music Contest

Halle aux Epices:
Chapiteau:
18h45 Flash Cartoon (illegal reggae)
20h Maria de la Paz (Argentine)
21h45 Chris Haltiner (didgeridoo)
23h45 Anityé (percussions ethniques)

19h30 Abraxas (gagnant du World Music Contest du jeudi 9)
20h30 Ekova
22h30 Sally Nyolo
00h30 Princess Erika

 
FUSION: EKOVA
http://ekovaonline.com/

Le trio Ekova a fait parler de lui en assurant les premières parties de Geoffrey Oryema, Touré Kunda, Arthur H, The Cure et en participant à de nombreux festivals et fêtes de la musique. Basés à Paris mais venant de trois planètes différentes (la Californie, l'Iran et l'Algérie), Dierdre, Mehdi et Arach ont fondé Ekova en 1994. C'est par le flair du chasseur d'aliens bien connu, R.K.K, et la diffusion sur les ondes de Radio Nova du single Starlight in Daden permettant de les identifier, que les Terriens ont découvert qu'il existait une musique et une langue encore inconnues à ce jour. Rémi Kolpa Kopoul se dit être un «connexionneur» de sensations. Et les sensations à l'écoute d'Ekova sont multiples. Cela provient avant tout de la tentative de décrypter le langage, les mots employés par Dierdre Dubois, une américaine qui a inventé une langue dont les influences viennent d'au-delà des frontières, de régions connues et inconnues. Une sorte d'Esperanto dont les codes n'ont pas encore été livrés. E.T phone home...! Puis des mélodies composées par Medhi Haddab, le Kabyle et Arach Khalatbari, l'Iranien.

Une douce sensation de planer sur de la world music soutenue par de discrètes machines électroniques, une impression de voyager dans l'espace-temps, c'est ce que l'on peut ressentir en passant de mélodies médiévales celtiques (le oud, sorte de luth joué par Arach ou le violoncelle joué comme une guitare par Dierdre) à des sonorités des Balkans ou africaines. Si les vocaux rappellent de l'Hindou mélangé à de l'arabe et du martien (1999 c'est la fête sur la planète Mars), on sent une influence indéniable de Joni Mitchell dans la façon de chanter de Dierdre. Les percussions jouées par Arach apportent un flot de rythmes persans et se déroulent entre les partitions improbables des clarinette, guitare, kalimba et guembri. Rajoutez une pincée de poudre de perlinpinpin à la Cocteau Twins et vous écouterez alors Ekova. L'album Heaven's Dust porte bien son titre. C'est effectivement de la pure poussière de paradis que ces trois alchimistes initiés nous offrent.

RACINES AFRICAINES: SALLY NYOLO

Quand elle a débarqué en France , à 13 ans, Sally Nyolo a fait jurer à sa mère de continuer à lui parler dans sa langue maternelle, l'eton, du pays béti au Cameroun. «Béti», le troisième et ultime album solo de Sally Nyolo, qui fut d'abord choriste pour Touré Kunda et Jacques Higelin, puis membre des Zap Mama, puise aux sources musicales de la chanteuse. Cette nouvelle diva de la world music a été élue «femme de l'année» au Cameroun en 1999. Sally construit son expérience professionnelle de 1982 à 1994, comme choriste d'abord en travaillant avec de nombreux artistes français ou africains, Jacques Higelin, Sixun, Nicole Croisille, Touré Kunda, Princess Erika et bien d'autres... Puis en se joignant au groupe Zap Mama en 1993, pour leur tournée mondiale. Avec Zap Mama elle enregistre l'album «Sabsylma», et deux disques «live» (au Japon, et à Montreux).

En 1996, Sally Nyolo enregistre son premier album en solo, intitulé «Tribu», publié par le label Lusafrica. Tous les titres, chantés en Eton (sa langue natale), sont écrits et composés par Sally, à l'exception de «Tamtam» qu'elle a co-composé avec Sylvain Marc. Dotée d'une voix exceptionnelle relayée par des choristes non moins talentueuses, Sally Nyolo se taille un joli succès.

En juin 97, Sally Nyolo reçoit le prix Découverte 97 attribué par Radio France Internationale. Le jury, présidé par Manu Katché, consacre ainsi l'album «Tribu», pour ses qualités artistiques, et Sally Nyolo, comme l'un des espoirs les plus sérieux de la nouvelle génération des musiciens africains. L'album s'est vendu à 300.000 exemplaires dans le monde, dont 100.000 aux Etats-Unis.

Essai transformé en mai 98 avec le second album «Multiculti» qui excelle à nouveau dans la veine du métissage talentueux. La jeune Camerounaise prouve sa grande connaissance des sons traditionnels de son continent qu'elle rhabille subtilement. Le 28 mai, elle inaugure sa tournée au New Morning à Paris.

En janvier 2000, Sally Nyolo sort son troisième album, «Beti», du nom d'une tribu africaine. Enregistré en partie au Cameroun, cet album tente de capturer l'essence du bikutsi, rythme né dans les régions forestières du centre du pays. Au cours de la tournée qui suit au printemps 2000, Sally se fait l'ambassadrice de cette musique auprès du public français, mais aussi des Allemands en mai et des Québecois en juillet avec, en préambule, un passage remarqué dans son pays d'origine du 1er au 7 mai pour les Rencontres Musicales de Yaoundé.

AFRO SOUL: PRINCESS ERIKA

La belle n'a pas la langue dans sa poche. Son premier succès s'appelait d'ailleurs «Trop de blabla». Princess Erika, africaine de coeur et européenne de naissance, revendique une indépendance de ton. Ses prises de position sont claires et son discours aussi. Princess Erika est une femme de caractère. Pas de doute. Erika Dobong'na est née à Paris en 1964 de parents camerounais. Sa mère est la fille d'un chef traditionnel et exilée politique en France. Elle rencontre à la faculté le père d'Erika et donne naissance à quatre filles, Esther, Erika, Eva et Elga. A l'âge de cinq ans, la jeune Erika entre au conservatoire pour suivre des leçons de solfège et de piano. Mais quant à l'âge de 12 ans on lui offre une guitare, elle préfère reprendre les chansons de Bob Marley ou des Beatles. Deux ans plus tard, elle quitte le lycée le temps de quelques semaines, avec son premier groupe pour partir en tournée des clubs en Bretagne. Poursuivant tout de même son cursus scolaire, elle commence après le baccalauréat des études de lettres. La musique semble être sa véritable vocation. A partir de 82, elle évolue au sein des Blackheart Daughters qu'elle crée avec ses soeurs, puis Princess and the royal Sound avec qui elle effectue plusieurs tournées en première partie du Jamaïcain Dennis Brown.

Fin 86, elle décide d'enregistrer à Londres avec les musiciens du groupe de reggae, Aswad. Elle produit donc elle-même son premier disque qui ne sortira malheureusement pas tout de suite. En effet, il faut attendre 88 pour voir publier chez Celluloïd, le 45 tours «Trop de blabla», titre aux sonorités reggae destiné «à tous ceux qui parlent trop et ne font rien». Succès médiatique immédiat.

Après un second 45 tours en 89, intitulé «Tendresse» qui passe à peu près inaperçu, il faut attendre trois ans pour voir Princess Erika réapparaître sur la scène musicale. Un album éponyme sort en juillet, avec comme premier extrait le titre «Calomnie». Auteur, compositeur et interprète, la jeune femme déploie tous ses talents pour chacun des douze titres où se mêlent les influences, les couleurs musicales et les rythmes, reggae, soul, funk et jazz.

De l'écriture de cet album longtemps mûri, elle en retire une certaine expérience qui fait d'elle une artiste à part entière. Pour compléter le tout, elle part en tournée avec les Négresses Vertes et se produit aux Transmusicales de Rennes en décembre. L'année suivante est marquée par des concerts donnés en banlieue ainsi qu'une date dans le célèbre club de jazz parisien le New Morning le 12 février avant les Francofolies de la Rochelle et de Québec en juillet.

Dorénavant estampillée chanteuse rasta, Princess Erika s'envole pour Londres et enregistre un nouvel album, mixé par Stéphane Blaëss, ex-Ghetto Blaster et fidèle compagnon de route. En avril 95, sort donc «D'origine», nouvel opus avec comme premier extrait «Viens». On retient aussi un duo avec une légende du reggae, Freddy Mac Greggor «Longtime», «Tu t'affoles» qui transcrit les angoisses d'une mère pour son enfant (situation qu'elle doit connaître puisqu'elle est la mère d'un garçon appelé Julien né en 85) ou encore un titre en forme d'éloge à la paresse «Faut qu'j'travaille», qui sera un peu plus tard remixé par Andy Marvell, très connu dans le milieu hip hop reggae new-yorkais. Mais Princess Erika ne reste pas dans son coin. En 96, elle chante en duo avec Marc Lavoine «les Hommes sont des femmes comme les autres»; elle participe aussi à la soirée des Enfoirés, association caritative française d'aide aux défavorisés ; en 97 elle enregistre avec un jeune rappeur Nigga Phy, un autre duo intitulé «Sale époque». La «casquette» d'auteur lui convient très bien puisqu'elle écrit un texte pour le duo Les Nubians «Embrasse-moi», pour Jane Fostin, artiste antillaise, ainsi que pour quelques autres. En 98, elle réalise son rêve de toujours : partir enregistrer en Jamaïque, à Kingston. Elle choisit la crème de la rythmique reggae avec les légendaires Sly Dunbar et Robbie Shakespeare. L'album «Tant qu'il y aura» finalement mixé en Angleterre (comme d'habitude) sort début 99 avec un premier extrait intitulé «Nouvelle génération», titre qui veut rendre compte du désespoir des jeunes face à la société actuelle.

Qu'on la perçoive comme africaine ou française, ses influences musicales poussent Princess Erika vers des horizons plutôt caribéens. Les mots de ses chansons n'appartiennent qu'à elle, témoins d'une identité qu'elle s'est forgée au gré de ses révoltes et de ses coups de coeur.

Château-d'Oex, sous chapiteau, dès 19h30, billets CHF 39.- (préloc CHF 30.- jusqu'au 1er juillet, CHF 35.- jusqu'au 1er août), abo 4 jours CHF 95.- (préloc CHF 75.- jusqu'au 1er juillet, CHF 85.- jusqu'au 1er août). Enfants jusqu'à 12 ans gratuit. Handicapés: accompagnant gratuit.

Halle aux Epices: World Music Contest (entrée libre)

Samedi 11 août 2001 | World Music Festiv'alpe
Mouvements fusionnels

Mau Mau
Patrice
Faudel
Alfredo de la Fé
World Music Contest

Halle aux Epices:
18h15 Orian (musique méditerranéenne acoustique)
20h15 Ez-Zahar (voix du désert, poésie nomade)
22h15 Parastù (Iran/Afghanistan)
0h15 Afrope (afrojazz reggae avec hackbrett et kora)

Chapiteau:
18h00 Gagnant du World Music Contest du vendredi soir
19h00 Mau Mau
21h00 Patrice
23h00 Faudel
01h00 Alfredo de la Fé

 
SURPRENANTE ITALIE: MAU MAU
http://www.maumau.it

Mau Mau conçoit la musique comme l'envisage(ai)ent LA MANO NEGRA, LES NEGRESSES VERTES ou, plus près de chez nous, LES NAMAS PAMOS ; c'est à dire en revigorant - substantiellement - les musiques dites traditionnelles. Et c'est dans un mélange détonnant que s'associent une contrebasse du futur, un accordéon, des percussions en tout genre, une trompette, un clavier, une guitare sèche et une batterie, pour revisiter tous les rythmes dansants de la planète. D'ailleurs, le public ne s'y est pas trompé, car, en dépit du peu de gens ayant osé le déplacement, la quasi-totalité des personnes présentes s'est mise à enflammer le dance floor...

MAU MAU a prouvé à tout le monde, ce soir-là, que l'Italie savait engendrer autre chose que les chanteurs de charme fadasses auxquels on est généralement habitué...

Grazie mille!

REGGAE: PATRICE

Incarnation du renouveau reggae, Patrice crée la sensation avec Ancient Spirit, un album où le reggae croise le folk, la soul et le hip hop. Première surprise, Patrice n'est pas issu des faubourgs de Kingston ou du Londres de Notting Hill. En provenance de Hambourg, le jeune homme affiches des racines métissées. Fils d'une mère allemande et de l'écrivain africain Gaston Bart-Williams, il use aussi bien des langues de Sierrra Leone, que de l'anglais ou du patois jamaïcain. «Cela a toujours été la seconde langue de ma famille et le langage de la musique que j'aime» confie-t-il. Si son enfance a été baignée par les disques de Billie Holiday, Fela, Max Romeo ou Burning Spear, il revendique également Sizzla ou Capelton. Mais loin de se laisser écraser par cet héritage culturel, Patrice a déjà une belle assurance du haut de ses 20 ans. Signé par le label allemand Yo Mama, son premier EP, Lions, avait séduit par sa maîtrise et son dépouillement. Assurant la première partie de Lauryn Hill ou en tête d'affiche du dernier festival des Inrockuptibles, le jeune prodige vole la vedette. Une guitare acoustique, une basse, quelques percus, et son incroyable présence suffisent à captiver.

Incontournables, les références à Bob Marley, Wyclef Jean ou même Ben Harper sont pourtant impropres à cerner le phénomène. La musique de Patrice est forcement marquée par le reggae mais ne s'y résume pas. Grâce à une production soignée, il parvient à jouer des codes du genre et repousser un peu plus loin ses fondamentaux. Arrangements jazz, quatuor à cordes, orgues 70's et bruitages électro viennent tour à tour épauler sa voix éclatante. C'est elle qui donne le ton d'Ancient Spirit: un peu voilée, ses ruptures de rythmes impulsent l'énergie aux morceaux et créent l'émotion. Ses paroles révèlent une personnalité affirmée. Même s'il fustige la bêtise de Babylone et célèbre les femmes et l'amour, son discours refuse toute béatitude rasta. Sous le nom de Babatunde, son patronyme africain, Patrice intervient au sein du Bantu Crew (Brotherhood Alliance Navigating Towards Unity) aux côtés du chanteur de reggae Don Abi, Ade (ex Weep Not Child) et du chanteur Amazchi. En hommage au projet d'unité africaine de Steven Biko, ils ont sorti deux singles d'Afro Beat qui ont cartoné dans les charts nigérians.

Pour ce premier album, Patrice a su s'entourer. La section de cuivres des Skatalites, les Jamaïcains du Shashamany Band (qui accompagnent President Brown et Kulcha Knox), Judy Grodon (qui a travaillé avec les I-Three de Rita Marley) ou encore Rooke Yellow (batteur de Miriam Makeba) sont venus apporter leur touche sous la houlette de Mathias Arfmann. Du coup, Ancient Spirit reflète une certaine diversité tout en inventant un reggae vif et créatif. Ballades imparables (»You Always You», «Love») ou dub premier choix («Fear Rules»), Patrice sait écrire de vraies chansons. Aussi à l'aise sur un ragga festif («Party») que pour un reggae militant («Murderer») ou une session acoustique («No Excuse»), il revisite ses classiques en leur insufflant un supplément d'âme et une bonne dose de légèreté. Renouvelant ainsi l'esprit reggae, Ancient Spirit fait de Patrice une révélation à ne pas manquer.

RAÏ: FAUDEL

A 20 ans, «Le Petit Prince du Raï», comme aime le surnommer la presse crée une vague d'enthousiasme... Né le 6 juin 1978 à Mantes-la-Jolie, en région parisienne, Faudel Belloua hérite du prénom du meilleur ami de son père. Un nom d'origine Egyptienne qui signifie Bienvenue. Il a sept frères qui deviendront musiciens tout comme lui . Chaque été, toute la famille passe ses vacances à Tlemcen, en Algérie. C'est là que le petit Faudel découvre la musique et surtout le raï traditionnel. Pendant l'heure du «m'gille», la sieste imposée par la canicule au Maghreb, sa grand-mère originaire d'Oran et chanteuse de Raï traditionnelle réunissait les plus jeunes de la famille sous la véranda. Là, elle leur distribuait bendir, derbouka, tambourin et entamait des chants classiques. Lors d'un mariage de famille, Faudel fit pour la première fois un duo avec sa grand-mère en public. Il avait 8 ans et ce fut pour lui le déclic qui lui fit aimer la musique.

A 12 ans, il chante dans le groupe Les Etoiles du Raï animant mariages et fêtes de quartiers. C'est Mohamed Mestar, surnommé Momo, qui lui fera faire ses premiers pas sur une scène professionnelle en première partie de Jimmy Oihid en 1993. Il devient son manager. Peu à peu, Faudel se constitue un répertoire, avec ses premières compositions originales. Elles sont signées Gérald Toto, Mathieu Chédid ou encore Patrick Goraguer, tous trois musiciens et éléments de base du groupe. Les concerts commencent à s'enchaîner. Il passe en première partie de Mc Solaar, Cheb Mami, et surtout Khaled avec qui il interprète le fameux «Didi».

En avril 1996, devant un public de plus en plus large, celui qu'on surnomme souvent le Petit Prince du Raï constitue l'un des succès du Réseau Printemps de Bourges. Début 1997, il sort son premier album, «Baïda» qui ne tardera pas à grimper au Top 10 français. Il s'est vendu à 300.000 exemplaires dans l'Hexagone.

Le samedi 26 septembre 1998, Khaled, Rachid Taha et Faudel (ils ont signé pour la même firme de disque, Polygram) organisaient un concert exceptionnel à Bercy, intitulé «1,2,3 Soleils» devant 15.000 spectateurs. En solo, duo ou trio, nos artistes ont eu un énorme succès, prônant la tolérance et le sourire. Sorti en période de fête, le double album live de l'événement se vendit aussi bien, 500.000 copies. Du coup, la firme Polygram a décidé d'en faire un simple, qui devrait sortir prochainement à destination d'un public plus large (mais je me demande pourquoi j'en parle puisque Polygram a décidé de ne fournir aucune information aux médias Internet). Entre-temps, Faudel vient d'être sacré «Meilleure révélation» aux Victoires de la Musique.

Aujourd'hui, Faudel chante un raï moderne mixé au funk, reggae, flamenco, salsa et aux rythmes jungle. Sur scène, il regorge de soleil, de bonne humeur et de joie. Sa force reste la scène, un endroit où il se donne à 100%. Lors de son dernier concert à Bruxelles, où il faisait l'avant-première de Cheb Mami, il a su faire oublier au public qu'il ne faisait que figure de guest. Pour ceux qui ne l'auraient pas encore compris, Faudel se considère comme un français d'origine algérienne, et c'est pour cette raison qu'il chante dans les deux langues. À la différence de ses aînés, Khaled et Taha, il est né sur le sol français, et fait donc partie de cette troisième génération qui essaye d'assumer cette double culture et qui fait de la musique sans passeport, largement inspirée des tendances et des goûts personnels du groupe.

SALSA CUBAINE: ALFREDO DE LA FE

Alfredo de la Fé est né à Cuba mais a grandi à New York. C'est là que le violoniste a l'occasion de jouer avec les plus grands noms de la musique latine et jazz. En témoignent ses collaborations avec Eddie Palmieri, Dizzy Gillespie, Celia Cruz, Carlos Santana, Chick Corea, Fania All Stars... Ainsi son parcours très prolifique lui permet de comptabiliser la bagatelle de 20 albums dont 3 nommés aux Grammy's. Les 11 titres qui figurent sur Lattitudes ont été enregistrés fin 1999 et constituent un bel hommage personnel qu'Alfredo de la Fé dédie à son île natale. Six d'entre eux sont signés par le violoniste lui-même. Les autres étant de la plume de Chucho Valdez, Eddie Palmieri, Mondo del Vallé... Entouré d'une quinzaine de musiciens, Alfredo de la Fé nous propose un respectable voyage musical où salsa, danzon, rap, afro-cubain, samba... font bon ménage. Le tout sous la houlette d'un grand artiste de la musique latine possédant une grande force créatrice!

 

Château-d'Oex, sous chapiteau, dès 18h, billets CHF 44.- (préloc CHF 34.- jusqu'au 1er juillet, CHF 39.- jusqu'au 1er août). Enfants jusqu'à 12 ans gratuit. Handicapés: accompagnant gratuit.

Halle aux Epices: World Music Contest (entrée libre)

Dimanche 12 août 2001 | World Music Festiv'alpe
Famille en Voyage

Jacky Lagger
Sonalp
Savalé

15h00 Jacky Lagger
17h00 Sonalp
19h00 Gagnant du World Music Contest du samedi soir
20h00 Savalé

CHANSON: JACKY LAGGER

Humour et optimisme, telle est la devise de cet incroyable homme-orchestre qui se dit «chanteur, musiqueur, écriveur, terrien, artisan et papa». Jacky Lagger, du haut de son un mètre quatre-vingt, jongle avec des guitares folles, un banjo cocasse, une mandoline courtisane, un ukulélé, un africaphone, un djembé et des harmonicas. Il y a sur scène tous les ingrédients pour rêver, pour aimer, pour danser, pour perdre la tête, voyager et étonner les petits comme les grands. Sans oublier des textes plein de sentiments, comme quand il glisse «un baiser dans l'oreille de la belle Isabeille».

   

ETHNO-FOLK: SONALP

Sonalp renverse les clichés tout en s'inspirant des traditions. Une formation et un style musical unique composé de 3 yodleurs - 2 djembés - 1 guitare basse - 2 sonneurs de cloches - 1 violon!

La fusion particulière de ces instruments procure les saveurs d'une soupe de chalet alliée à un thé menthe. Une parfaite entente entre les musiciens exprime fraternité et chaleur humaine charmant sans mesure les foules.

On s'assied à la table de Sonalp pour découvrir quelque chose de nouveau, pour imaginer un folklore différent dont l'une des compositions nécessite les rythmes électriques d'une machine à traire...

Sonalp ne revisite pas les standards helvètes du Grütli mais s'en inspire pour des compositions inédites parfois à consonance celtique, parfois arabisante. Novateur avec un ensemble de compositions adaptées à l'instrumentation, le concept permet de s'étendre à d'autres répertoires, d'autres instruments d'ici ou d'ailleurs.

MUSIQUE TZIGANE: FANFARE SAVALE

Une fanfare venue tout droit d'un petit village de Moldavie, tout à l'est de la Roumanie. Ambiance festive et pétaradante garantie!

   

Château-d'Oex, sous chapiteau, dès 15h, billets CHF 25.- (préloc CHF 18.- jusqu'au 1er juillet, CHF 23.- jusqu'au 1er août). Enfants jusqu'à 12 ans gratuit. Handicapés: accompagnant gratuit.

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