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Aubonne Greffe municipal
Place du Marché 12
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(sorry, only available in French) Les travaux de restauration de cette demeure seigneuriale, devenue propriété de la commune en 1835, se sont achevés en 1988. Huit ans d'efforts ont été nécessaires pour "effacer des ans l'irréparable outrage" afin de loger les écoles secondaires, une aula, le caveau des vignerons et, dans les communs, des salles pour l'enseignement du dessin et des sciences. Ce Château, fierté des Aubonnois, a son histoire. Il a traversé les siècles sans que de grands événements ou des catastrophes le touchent. Le feu l'a épargné et les gens de guerre ne l'ont pas pillé. Du XIIe au XVIIe siècle, de simple tour il devient citadelle puis château fort, au gré des transactions et à mesure que croît la puissance de ses propriétaires, à savoir les seigneurs d'Aubonne, la maison de Savoie, les seigneurs de Grandson et le comte de Gruyère. L'arrivée de Jean-Baptiste Tavernier (1605-1689), diamantaire des rois de France et grand voyageur, puis celle de Henri, marquis Duquesne (1652-1722), fils aîné du célèbre amiral de Louis XIV, changent le cours des choses. Ces deux protestants, exilés de France, font du Château d'Aubonne une confortable et noble demeure. Dès 1701, Aubonne devient le siège d'un bailliage bernois et 17 baillis vont se succéder au Château jusqu'à la Révolution vaudoise de 1798. Deux enceintes successives furent construites. En 1766, huit portes permettaient aux habitants d'entrer et de sortir de la ville. Dès le début du XVIIIe siècle, la construction de nombreuses maisons patriciennes et en particulier d'un nouvel Hôtel de Ville embellit et transforma quelque peu la cité médiévale. Dès lors, jusqu'aux environs de 1970, la ville entre dans une période de léthargie qui eut, comme avantage, de maintenir intacts les nombreux témoins du passé. Ni l'évolution industrielle, ni l'apparition du chemin de fer, ni celle de l'automobile, ni l'explosion démographique de l'après-guerre ne vinrent troubler la quiétude de la cité. Les gens d'Aubonne s'accommodaient fort bien d'une vie paisible et retirée; les besoins étaient modestes. L'agriculture, la viticulture et les activités de l'arrière-pays suffisaient à maintenir le commerce et l'artisanat à un niveau satisfaisant. Depuis une trentaine d'années, Aubonne s'est mise à vivre à un rythme plus dynamique, sans pour autant que nos édiles succombent à la tentation du développement inconsidéré. Nos efforts sont soutenus et l'essor se fait en douceur. Deux plans de zones successifs permettent la création de secteurs ouverts soit aux bâtiments locatifs soit à la villa. Une modeste zone artisanale et d'industries propres trouve sa place de part et d'autre de la route d'Allaman et prend en peu d'années un développement rapide. La construction du quartier Les Vergers du Poyet avec des surfaces commerciales est l'extension la plus récente. Il faut aussi relever la restauration heureuse de nombreuses maisons de la vieille ville. Conjointement, ce sont les infrastructures de la commune qui sont à reconsidérer. De nombreuses réalisations ont déjà été exécutées, soit l'agrandissement et la modernisation des captages et du réseau d'eau, la construction et ensuite l'extension du Collège du Chêne, une station d'épuration, une piscine, le Centre culturel et sportif du Chêne, la restauration du Château, de l'Hôtel de Ville, de la Grande-Rue, la construction d'un parking souterrain public et l'aménagement d'un collège à Pré-Baulan. | ||||||||||||
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