Vevey

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CH-1800 Vevey

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Ville très ancienne, Vevey existait déjà à l'époque lacustre. Plus tard, les Romains développèrent cette bourgade fort bien située au bord du Léman, à la jonction des routes d'Avenches et de Lausanne conduisant à Martigny et, de là, en Italie.

La ville romaine subit les invasions des Barbares et devint, au Moyen Age, une ville fortifiée. En 1257, elle passa sous la protection de la Maison de Savoie, puis en 1536, fut soumise à la domination des baillis bernois.

De nombreux protestants vinrent se réfugier à Vevey après la révocation de l'Edit de Nantes en 1685 et contribuèrent à la prospérité de la ville.

En 1798, Vevey, comme le canton de Vaud, fut affranchie de la domination bernoise et devint une ville importante grâce à sa situation géographique d'une part, et à ses industries et son hôtellerie, d'autre part.

Vevey et sa voisine La Tour-de-Peilz, ainsi que les villages voisins de Corseaux, Corsier, Chardonne/Mont-Pèlerin, Jongny, St-Légier/La Chiésaz et Blonay, sont des lieux de séjour appréciés des touristes.

La région allie les avantages de la vie citadine et campagnarde. Les promeneurs peuvent gagner aisément la montagne, les forêts, les champs de narcisses et les vignobles.

La Fête des Vignerons

Cité de 16 000 habitants et chef-lieu d'un district vaudois, Vevey doit une bonne part de sa réputation à la Fête des Vignerons qu'on y célèbre quatre ou cinq fois par siècle. La Confrérie des Vignerons qui organise cette célébration haute en couleurs mobilise toute la région et y trouve chaque fois quatre à cinq mille figurants chanteurs et danseurs qui, dirigés par des professionnels, sont prêts à tous les sacrifices: près d'une année de répétitions couronnées par quinze représentations d'environ trois heures. La dernière Fête, aux ordres du metteur en scène François Rochaix, eut lieu en août 1999, dans une ambiance extraordinaire; la scène s'étendait jusqu'au-dessus du lac et l'arène pouvait accueillir seize mille spectateurs, venus souvent de fort loin. Chacune des représentations affichait complet plusieurs mois avant l'événement.

Les entreprises

La présence à Vevey du siège mondial de la multinationale Nestlé joue un rôle important dans la renommée de la ville vaudoise. Il y a peu, les Ateliers Mécaniques (600 à 700 ouvriers) tenaient encore une place importante dans la vie de la cité, de même que la fabrique de cigares Ormond et celle du cigarettier Rinsoz, qui fusionnèrent dans les années 30 et occupèrent jusqu'à mille personnes. Ces deux entreprises ont aujourd'hui disparu de la ville, par fermeture et délocalisation. Ainsi s'est lézardée - en partie par la faute d'un financier véreux - une tradition industrielle qui datait du XIXe. Les chocolatiers Cailler et Peter posaient avec Nestlé les fondements de la multinationale actuelle, et Vevey était la première ville ouvrière du canton. A l'aube du troisième millénaire, les autorités ont parié sur un concept d'avenir: Vevey, Ville d'Images. Par leur offre de locaux pour des activités nouvelles dans le domaine du multimédia, par la création de l'Association SwissMedia, qui donne peu à peu de la consistance à des projets prometteurs, la cité a retrouvé son dynamisme d'antan. Elle est même sur le point d'acquérir les terrains occupés jadis par les Ateliers Mécaniques pour répondre aux demandes d'implantations, dans le créneau industriel qu'elle a choisi. Vevey possède plusieurs excellents hôtels et propose à ses hôtes une offre culturelle de choix: plusieurs musées, des expositions, un bijou de théâtre qui se prête aussi aux concerts. La troupe de danseurs professionnels du Loft et les sociétés locales présentent encore de fréquents spectacles.

St-Martin

De la gare à la très ancienne église de Saint-Martin, la montée ne prend que quelques minutes. Un oppidum romain, ainsi qu'un sanctuaire chrétien occupaient cette terrasse déjà au IVe siècle. Huit cents ans plus tard, deux bulles papales de 1172 et 1182 citent une église (Saint-Martin) romane à trois absides, dont on a retrouvé les fondations, et une gothique à une seule nef, dont il ne subsiste que le choeur. Le clocher était probablement séparé de l'église. Les bas-côtés et les chapelles datent d'un agrandissement effectué de 1330 à 1340. Cent cinquante ans plus tard, l'église menaçait de tomber en ruine: elle fut reconstruite et agrandie aux dimensions actuelles; les travaux durèrent de 1490 à 1530. C'est alors que le clocher reçut ses échauguettes caractéristiques.

De gros travaux de maintenance s'imposèrent de 1724 à 1740, puis de 1896 à 1902, avec la mise en place du grand vitrail d'Ernest Bieler, représentant Saint-Martin partageant son manteau. De 1930 à 1950, on procéda à la réfection du sol, du mobilier, de l'éclairage, du chauffage et, de 1984 à 1993, ce fut une rénovation totale de l'église, assortie de fouilles archéologiques minutieuses. Avec ses colonnes sans chapiteaux et ses clefs de voûtes en étoile, l'église Saint-Martin est de style gothique tardif.

De l'esplanade Saint-Martin, la ville se présente dans son ensemble.

St-Claire

Par la gare et un passage sous-voies, descendre à la rue du Panorama au bout de laquelle, à gauche, la rue du Collège conduit à l'église Sainte-Claire, chapelle de l'ancien couvent des clarisses; datant de 1422. Les clarisses ou "pauvres dames" s'enfuirent à Evian en 1536. Elles ont retrouvé en 1989 un monastère à Chardonne. Affectée au culte protestant, l'église reçut des orgues, mais doit accepter des galeries, un portail sud et même un fronton à l'antique. Son acoustique est remarquable. Une gravure ancienne la montre avec un clocher, victime sans doute d'un tremblement de terre au XVIIe siècle et qui ne fut jamais reconstruit.

La Valsainte

Tout ce quartier porte le nom de La Valsainte, parce que, pendant plus de cinq siècles, et sans rapport avec les clarisses, les chartreux de la Valsainte gruyérienne ont occupé les lieux pour cultiver la vigne et fournir le couvent en vin de messe. Malgré la Réforme, ils ne quittèrent Vevey qu'au milieu du XIXe siècle, car, au contraire des clarisses savoyardes, les chartreux bénéficiaient de l'appui de Fribourg. Quant à la cour intérieure que désigne aujourd'hui le nom Valsainte, c'est une sorte de cour des miracles, animée par des artistes et des écologistes qui y donnent des spectacles et veillent à y maintenir une ambiance de joyeuse convivialité.

La Vieille Ville

En revenant vers l'ouest toujours par la route d'Italie, on ne peut manquer le bel immeuble du Château, où logèrent les baillis bernois, et l'Hôtel des Trois Couronnes (1842), d'ancienne renommée. Mais voici qu'une tou carrée, adossée à l'Hôtel de Ville, semble fermer le passage;c'est la Tour Saint Jean de Jérusalem, de la Chapelle de l'hôpital du Vieux Mazel.

Par la rue du Lac, intime et piétonne, on accède à la partie la plus pittoresque de Vevey: ruelles étroites, passages imprévus peuplés d'artisans, avec des ateliers, des boutiques et des tavernes. A la place Scanavin, qu'on envisage de couvrir et d'où les voitures sont proscrites, on projette parfois des films en plein air. En revenant à la rue principale, qui s'appelle ici rue du Simplon, on peut admirer la Cour-au-Chantre, édifice du XVIIIe siècle où siège la préfecture.

La Grande Place

Si l'on repart vers le lac, on débouche en pleine lumière, car la Grande-Place (ou Place du Marché) est la plus grande surface non bâtie au coeur d'une ville suisse. Elle est le plus souvent occupée par les voitures, mais chaque mardi et samedi matin de la belle saison, la place appartient au marché: fleurs, fruits. légumes, fromages, viandes et poissons. En juillet et en août, ces marchés deviennent folkloriques le samedi et occupent quasiment toute la place, car les marchands de tissus, de vêtements, d'ustensiles divers y participent, ainsi que les forains et leurs carrousels. A côté de succulents amuse-bouche, les vendeurs et vendeuses en costume proposent des salées au fromage, des saucisses grillées qu'on déguste avec un verre de vin blanc. Mais le plus couru de ces rendez-vous sympathiques, où se pressent citadins, touristes et hôtes étrangers, est la Foire de la Saint-Martin, qui a toujours lieu le mardi le plus proche de la date du 11 novembre.

Saint-Martin y préside en personne sur son cheval, avec son manteau et son épée; les étals des marchands débordent de la place jusque dans les rues voisines. C'est là, enfin que se dressent tous les vingt-cinq ans les estrades de la Fête des Vignerons. C'est dans la Grenette (1808), l'ancienne halle aux grains, que l'Office du Tourisme a ses bureaux.

Le Théâtre de poche occupe le sous-sol d'une maison voisine. A gauche de la place en regardant le lac se logent le Musée suisse d'appareils photographiques et la Maison que Mme de Warens quitta précipitamment en 1726 pour la Savoie, où elle accueillit en 1728 et en 1732 l'émotif Jean-Jacques Rousseau (1712 - 1778), de treize ans son cadet.

Presque en face, s'élève le Château de l'Aile (ou Château Couvreu) où l'écrivain Paul Morand passa ses dernières années, de 1947 à 1976.

L'avenue Paul-Ceresole honore la mémoire d'un Veveysan (1832 - 1905) devenu Conseiller fédéral et président de la Confédération suisse. Cette avenue, très commerçante, débouche sur la place de la Gare.

Promenade du Rivage

A l'ouest de la Place du Marché, la Promenade du Rivage et le Quai Maria Belgia prolongent les jardins du Casino. Une passerelle élégante sur la Veveyse donne accès au Parc de l'Arabie et au Quai Ernest Ansermet, baptisé ainsi en mémoire d'un enfant de Vevey (1883 - 1969), fondateur de l'Orchestre de la Suisse romande et son directeur pendant quarante-six ans. Au-delà, un sentier longe le lac jusqu'aux bains de Vevey-Corseaux Il passe devant le beau bâtiment, édifié en 1960 par l'architecte Tschumi, où travaillent les 2000 employés de la direction de Nestlé. A cet emplacement s'élevait le Grand Hôtel de Vevey, désaffecté à la fin de la guerre et, pour faire place au fameux Y de Tschumi, démoli en 1956 (un incendie accéléra les choses!), en même temps que la villa Lucia, que Gustave Eiffel avait acquise en 1892. C'était trois ans après l'Exposition Universelle de Paris et la construction de la fameuse tour. L'ingénieur français fit à Vevey de fréquents séjours jusqu'en 1913. La randonnée au bord du Léman peut se poursuivre jusqu'à la Pichette, presqu'île accueillante aux campeurs et port artificiel.

Quai Perdonnet

Le Quai Perdonnet, à l'est du Château, possède aussi des attraits: l'Alimentarium, musée créé par Nestlé, le débarcadère, le buste d'Anna de Noailles, la poétesse française qui vécut à Amphion, et la statue de Charlot; le centième anniversaire de la naissance du cinéaste donna lieu en 1989 à une joyeuse commémoration. C'est aussi dans ce quartier que vécut Clara Haskil, pianiste de renommée mondiale, à qui Vevey offrit refuge et épanouissement de 1940 à sa mort, en 1960.

The old city of Vevey is dotted with historical monuments and museums bearing witness to its rich heritage. In addition, a large variety of boutiques and craftsmen can be found in the narrow paved streets, displaying their know-how and wares.